Promenade en tradition occitane

Sur les sentiers des vallées (PR) : 2h pour découvrir un canton occitan

Par. Claire et Jean-Paul Gasc, propriétaires de gîtes à Le Travet (Tarn).

 

 

La communauté des communes du Réalmontais a aménagé un réseau de sentiers qui sillonnent le canton. L’un d’entre eux est classé PR par le département : le Sentier des Vallées, qui chemine sur un grande partie de notre exploitation et offre de nombreuses particularités au promeneur qui l’emprunte.

Cette boucle accomplie en deux heures de marche en passant par le village de Travet ou par la ferme Costes-Auries (musée), traverse une forêt de buis, tapissée de mousses géantes et irriguée par des ruisseaux et quelques cascades.

Pour agrémenter votre visite, le parcours est jalonné de panneaux indiquant le nom des cours d’eau, les plantations des parcelles environnantes ou les traditions locales.

Vous voulez en savoir plus sur le parler des vallées en 1900 ? Voici d’autres traduction pour voyager dans l’espace et dans le temps :

Dé nostré temps abien pas dé caoussures coumo ara ; Abien d’esclops, fats a me de bernié. Ne fasien de cami sans rouméga, per ana à l’escola, à la messa, al mercat ou per trabailha.

« A notre époque on n’avait de chaussures comme aujourd’hui. On avait des esclops, fait avec de l’aulne. On en faisait du chemin, sans rouspéter, pour aller à l’école, à la messe ou pour travailler. »

 

 

Dé nostré temps mousiens las fédas à la ma, abien pas dé machina ; Fasien ame un sélou et una seilha. Et pourtaben lou lats à la latsarié d’al Trabet, à péds, amun bidoun sus l’esquina.

« De notre temps on trayait les brebis à la main ; On n’avait pas de machine. On faisait avec un sélou et une seilha. Et on portait le lait à la laiterie du Travet, à pied, avec un bidon sur le dos. »

 

 

Per apastura l’hiber, dintraben lou fé amuno carréta et lous biou. Per coupa l’herba fasien amuno dailha que calha piqua de temps en temps, et qu’agusaben ame uno cout que mettien din lou coudial

« Pour donner à manger aux bêtes l’hiver, on rentrait du foin avec une charrette et les bœufs. Pour couper l’herbe on faisait avec une dailha, qu’il fallait piquer de temps en temps, et que l’on aiguisait avec une cout que l’on avait dans le coudial. »

 

 

A cada sasouns troubaben quicon à mantja dins la natura. L’hiber anan accampa la tsicoureia, apei y abio lous respountsous, et l’istiou y abo touto sorto de frutsa, des couberlous per Prats ou per boscés, dé castagnos et dé nispouros.

« A chaque saison on trouvait quelque chose à manger dans la nature. L’hiver on allait ramasser la tsicoureia, après il y avait les respountsous : et l’été il y avait toutes sortes de fruits des couberlous par les prés ou dans les bois. Des castagnos et des nispouros. »

 

 

Quand fasio pla frets, alucaben la tsiménéio dins l’oustal, et per calfa lou leit, métien lou mountsé amuno calfaréta pleina de brasa. Et a pei amé la mamé, metiens la bouneta et noun sarraben pla per abé pas trop frets.

« Quand il faisait très froid, on allumait la tsiménéio dans l’oustal. Et pour chauffer le lit on mettait le mountsé, avec une calfaréta pleine de braise. Et puis, avec la mamé, on mettait le bonnet de nuit, et on se serrait bien, pour ne pas avoir froid. »

 

 

 

Calio estalbia l’aiga, arriba bo pas touta soula sur la guiéira; La calia ana querre amun farat al pouts ou à la foun. Cada semana, lababen la buada ou nous lababen dins una lessibusa.

« Il fallait économiser l’eau, elle n’arrivait pas seule sur la guièira ; Il fallait aller la chercher avec un farat au puits ou à la fontaine. Chaque s emaine on lavait le linge ou  on se lavait dans la lessiveuse. »

 

 

Fasien cosé la soupa dins una toupina que pentsaben al crémal d’al fioc. Lou mati, per détsuna, metien una braba tintella de porc din la padena ame dous ious. A mietjoun fasien chabrot.

« On faisait cuire la soupe dans un pot en terre que l’on pendait à la crémaillère sur le feu. Le matin pour déjeuner on mettait un bon morceau de lard  de porc dans la poêle avec deux œufs. A midi on faisait chabrot »

 

 

Quand eren de festa, lo papé metio lo coustumé et lo capel, et naoutre, las fennos, metien la couaffa. Cada dimentsé mati anaben à la messa et l’après-mietjoun, à bespra.

« Quand on était de fête, le Papé mettait le costume, et nous les femmes, on mettait la couaffa.  Chaque dimanche matin, on allait à la messe et l’après-midi, à vêpres. »

Au fait, si vous ne comprenez pas tout, sachez que vous pouvez vous arrêter au musée de la ferme de Costes-Auries où vous trouverez toutes les explications… Bonne route !


Envie de tradition et de soleil, visitez ici le Travet :

Gîtes de Claire et Jean-Paul GASC:  n°441, n°339, n°131

One Response to Promenade en tradition occitane

  1. bernie dit :

    Très intéressant ces mémoires de notre jeunesse. Dommage que tout ne soit pas traduit, car cela manque de sel pour les non initiés à l’occitan.
    Je cherchais le nom éventuel du coudial mais cela n’est pas traduit. Pour le reste, le « cout » c’est la pierre à aiguiser, la dailho c’est la faux, enfin tout ou presque peut etre traduit pour plus d’intéret.
    Cordialement
    Bernie

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