Les rivières font marcher les adeptes «d’Eau thenticité»

Par Martine Guilcher.

On peut s’offrir la magie des randos au fil de l’eau d’un bout à l’autre de l’hexagone. Voies Navigables de France a répertorié pas moins de 8500 kilomètres de fleuves, rivières, canaux livrés à la navigation fluviale (fleuves français). Enfouies sous les frondaisons, leurs berges dévoilent d’anciens chemins de halage, des paysages préservés, des maisons d’éclusiers réhabilitées, des gares d’eau, des marais, bocages oubliés et tout un patrimoine d’ouvrages d’art singuliers.

 

 

Qui dit rivière dit vie. Elle bouge sans cesse, chante et enchante, charrie des histoires. Mince filet à la source, elle s’étire, s’agrandit et s’insinue en écharpe liquide dans un tapis verdoyant. Péniches, barques et autres canoës kayaks y croisent pour le bonheur des marins d’eau douce. Parfois elle s’excite, s’agite, bouillonne dans des gorges où frissonnent les sportifs… On s’y douche sous ses cascades en montagne, on s’y baigne, on s’y désaltère, partout elle attire une faune et une flore bien à elle. Bref, quand on est au bord d’une rivière, on ne se contente pas de flâner.  On assiste à un spectacle ininterrompu.

 

 

 

Les rivières possèdent un attrait naturel, et culturel.

Pont du Gard

Un tracé existe, une histoire aussi. Initialement dédiées au transport de marchandises, les voies d’eau ont fait l’objet d’une volonté politique de réhabilitation et de valorisation en France. Leurs parcours témoignent d’un patrimoine architectural qui remonte le fil du temps, rappelant la vie des mariniers aux XVII et XVIIIème siècle (officier marinier) et l’époque où elles étaient des voies de communication  privilégiées. La preuve par les ponts canal remarquables, les échelles d’écluses, les tunnels, les musées, les moulins et autres vestiges industriels qui ponctuent leurs rives. Dans le maillage des GR,  les rivières, les canaux, et les fleuves sont devenus de véritables espaces de nature et de loisirs. Résultat, les villes redécouvrent leurs quais (Paris, Bordeaux, Toulouse, Nantes), et les campagnes leurs chemins de halage. Depuis une dizaine d’années, ces chemins utilitaires qu’empruntaient jadis les chevaux pour tracter les péniches et bateaux reviennent avec un potentiel énorme au même titre que les sentiers des douaniers sur la côte. Avec ses milliers de kilomètres qui entaillent l’hexagone, le binôme rando/rivière  est une affaire qui marche. Suivez nos pieds dans l’eau.

Crédit photos : ©Phovoir

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