De A à Z : Compostelle en 26 mots

Gîtes de France Haute-Vienne

Âne

A chacun son chemin vers Compostelle, à chacun sa variante. Si vous souhaitez y aller avec vos enfants, l’âne est un véhicule d’assistance ludique et pratique.  Et les loueurs sont de plus en plus nombreux.

 

Bout du monde

Certains « pèlerins » poursuivent leur marche une vingtaine de kilomètres au –delà de Compostelle, jusqu’à Padron, au cap Finisterre.  On peut y voir l’amarrage de la barque de saint Jacques. L’endroit était considéré au Moyen Âge comme le bout du monde. Les marcheurs  agnostiques pourront y trouver un but à leur mesure : marcher jusqu’au bout du monde aura, pour eux, plus de sens que d’arriver dans une basilique.

 

Coquille

C’est l’emblème absolu de Compostelle, vous en verrez partout sur les bords du chemin, sur les chapeaux des pèlerins, dans les échoppes de Santiago… et sur les sites internet ! L’origine semble être une pénitence infligée aux pèlerins, qui devaient marcher à genoux sur le chemin du retour et utilisèrent un temps les coquilles pour protéger leurs pantalons. Le cuir a vite remplacé la coquille comme genouillère, mais le nom est resté : la « coquille Saint-Jacques ».

 

Départ

Officiellement au nom de quatre (voir « quatre chemins »).

 

Etapes

Le Guide du pèlerin, qui a popularisé le Chemin de Compostelle à partir de la fin du XIXe siècle, propose des étapes plus ou moins précises, mais longues : 60 à 80 kilomètres par jour. Une bonne façon de se souvenir que notre mode de vie a changé. Jusqu’au de temps de nos arrières-arrières-grands-parents (circa 1900), la marche était, pour l’immense majorité de la population, rurale, le moyen  de transport numéro un. L’« entraînement » était donc une chose naturelle, et marcher 80 kilomètres dans une journée (deux marathons !) n’était pas réservé aux athlètes bioniques.

 

Francès (Camino)

Comme son nom l’indique, c’est la partie espagnole de l’itinéraire, qui traverse le Pays Basque et la Galice, parallèlement à la côte nord de l’Espagne. Ce tronçon commun à tous les chemins de Compostelle est le plus fréquenté. Il est balisé en jaune et se déroule sur près de 700 km. Plus de 200000 personnes arrivent  chaque année à pieds à Compostelle, et ce chiffre est en augmentation.

 

GR65

Entre le Puy-en-Velay et Ostabat (près de la frontière espagnole), c’est le plus fréquenté des quatre sentiers de grande randonnée menant à Compostelle. Il emprunte pour partie des routes secondaires dont le tracé a peu changé depuis le Moyen Age. Selon l’Unesco, 20% du trajet correspond à des « tronçons qui ont conservé une partie de leur physionomie d’origine ».

 

Hospice

L’hospice de Saint-Christine, au col du Somport, marque pour les pèlerins de Compostelle le passage des Pyrénées et l’entrée en terre espagnole. Il représenterait l’une des trois colonnes créées par dieu pour le soutien des pauvres, les deux autres étant l’hospice de Jérusalem et celui du Mont-Joux, au col du Grand Saint-Bernard (dans les Alpes).

Invention récente?

Le « pèlerinage de Compostelle » connut son heure de gloire au XIe siècle : on convergeait alors de toute l’Europe pour aller se recueillir sur la tombe de Saint Jacques le Majeur, qui avait introduit le christianisme en Espagne. Mais l’idée qu’il existe un chemin spécifique (ou 4), est récente : elle apparaît à la fin XIXe siècle, lorsque le Guide du pèlerin est publié pour la première fois, en latin (c’est un extrait du Codex Calixtinus écrit par le moine Aymery Picaud). Il sera traduit en français en 1938.

 

Jérusalem

A partir du VIIe siècle, la prise de Jérusalem par le calife Omar dissuada les chrétiens de se rendre en pèlerinage en Terre Sainte. Mais il fallut encore quatre siècles pour que Compostelle s’impose comme but de pèlerinage.

 

Kilomètres

A chacun des quatre « chemins de Compostelle » en France correspond un GR, mesuré avec précision. Soit, pour leur partie française : 885 km pour la via Turonensis (depuis la tour Saint-Jacques, à Paris), 800 km pour la via Lemovicensis (depuis la basilique de Vézelay, 730 km pour la via Podensis (depuis le Puy-en-Velay), 525 km pour la via Tolosana (GR 653, depuis Arles).

 

Longue marche

En 1998, Bernard Ollivier, nouveau retraité et passionné d’histoire, prend le chemin de Compostelle. « C’est une légende extraordinaire car l’histoire de l’Europe chrétienne passe par Compostelle. Parti de Paris, j’ai parcouru 2 300 kilomètres et découvert la marche à pieds ! » Cette nouvelle passion le conduit, dès l’année suivante, sur la Route de la soie, jusqu’à Xian, en Chine. Il en a tiré un livre à conseiller à tous ceux qui aiment mettre un pied devant l’autre : La Longue marche.

 

Mendier

Une légende tenace prétend que les pèlerins de Compostelle mendiaient le gîte et le couvert. Faux ! La preuve ? Cet extrait du Guide du pèlerin (XIe siècle) : « Et si j’ai énuméré rapidement les dites villes et étapes, c’est afin que les pèlerins qui partent pour Saint-Jacques puissent, étant ainsi informés, prévoir les dépenses auxquelles leur voyage les entraînera. » En réservant vos gîtes, vous ne ferez donc aucune entorse à l’éthique de Compostelle !

Nuit

La nuit du marcheur est douce et profonde. Peu d’insomnies résistent à la fatigue béate d’un soir d’étape. D’où l’importance de bien choisir son lit et son gîte.

Objectif

La marche a cessé d’être un véritable moyen de transport. Nos divagations pédestres sont devenues un loisir, la meilleur façon de retrouver le contact avec la nature et avec notre corps. Dans « chemin de Compostelle », il y a l’idée qu’une randonnée doit avoir un but précis, spirituel ou athlétique. Dans les deux cas, il paraît que ça peut aider.

Pérégrination

En latin, peregrinatio désigne un voyage lointain. Le mot a donné « pèlerinage », qui ajoute un but religieux au voyage, mais aussi « pérégrin ». Les pérégrins étaient les hommes des provinces conquises par Rome, libres mais citoyens de seconde zone (comme les métèques en Grèce).  L’écrivain voyageur Nicolas Bouvier en a fait un livre (l’Echappée belle, éloge de quelques pérégrins), série de portraits d’hommes et de femmes en mouvement.

Quatre chemins

Compostelle, on peut y aller par quatre chemins ! Les quatre routes « traditionnelles » partent de Paris, de Vézelay, du Puy-en-Velay et d’Arles, vous pouvez épater vos amis en citant leurs noms latins : via Turonensis, Lemonicensis, Podiensis, Tolosana. En choisissant l’un de ces points de départ, vous trouverez donc autant de GR aménagés, de topo guides… Mais rien ne vous empêche, bien sûr, de créer votre propre variante, d’imaginer un itinéraire correspondant à vos goûts à partir… du pas de votre porte ! Vous aurez même 100% de chances de trouver un gîte bien placé pour chaque étape. On parie ?

Route

Les GR que vous empruntez aujourd’hui ne sont pas littéralement ceux des pèlerins, lesquelles marchaient sur les routes de Monsieur tout le monde, souvent en compagnie d’autres voyageurs et de marchands. Mais qui voudrait cheminer aujourd’hui le long d’une nationale ?

Saison

C’est entre le 15 juin et la fin août que les chemins sont les plus fréquentés, et de plus en plus (la fréquentation aurait presque doublé ces cinq dernières années). Si vous cherchez le calme, préférez le printemps ou l’automne (gardez alors un œil sur la météo).

Temps de parcours

Un mois environ, c’est la durée qu’il faudrait en moyenne pour parcourir l’une des quatre « routes » françaises (entre 525 et 885 km), à raison de 20 à 30 kilomètres de marche par jour (pour la partie espagnole, ajouter près de 700 km).  C’est, bien sûr, purement indicatif : à chacun son rythme, ses détours, ses pauses. Beaucoup de marcheurs effectuent le pèlerinage par tronçons successifs, sur plusieurs mois (et autant de périodes de vacances), voire plusieurs années.

Unesco

Les « chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco  en 1998 (cinq ans après la partie espagnole). Premier critère : cette route « a joué un rôle essentiel dans les échanges et le développement religieux et culturel au cours du Bas Moyen Age, comme l’illustrent admirablement les monuments soigneusement sélectionnés sur les chemins suivis par les pèlerins en France. »

Vélo

Pour les adeptes pressés. Permet, comme le cheval, de diviser le temps de parcours par deux ou trois. Encore plus pressé ? Essayez la voiture ou l’avion, moins pratiques cependant sur les chemins de randonnée.

W

Cap à l’ouest (W) ! Compostelle est proche du cap Finisterre, l’une des deux extrémités occidentales de l’Europe continentale.

X-trem

En 2008, Michel Drygalski, habitant de Charleroi (Belgique), s’est rendu à Compostelle en courant un marathon quotidien (42 km), et est rentré de la même façon. Bilan : plus de 5000 km en à peine moins de quatre mois, à l’âge de 64 ans. Chacun son rythme.

L’Ultra trace, une course individuelle en douze étapes, vient d’être organisée pour la deuxième fois sur la voie sud, entre le Puy-en-Velay et Saint-Jean-Pied-de-Port. 700 km en douze jours : qui dit mieux ?

Yoga

Si vous êtes sujets aux  crampes, tous les moyens de relaxation sont bons. Vous pouvez aussi marcher avec un kiné.

Z’y va

A vous de jouer.

 

 


 

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